Une victoire d'une saveur particulière...

Autant dire qu'avec cette 5ème victoire de la saison, devant son public et après plus de 100 Km d'échappée en compagnie de l'élite Zielinski, l'année 2005 évoquera plus d'un souvenir à Loïc (Le Bellec) et les siens.
Avec moins de 100 partants, une trentaine de nationaux et une petite dizaine d'élites, une pluie battante et peu de vent, il était entendu pour Dominique (Méaudre) et ses coureurs que l'échappée devait se faire de bonne heure. De plus, les routes empruntées, bien connues de quelques gaciliens puisqu'ils s'y entraînent (David Bossard, Loïc Le Bellec, Matthieu Mouttel et Patrice Payen en particulier), étaient cette année très sinueuses, après un départ très vallonné. Drapeau baissé, nos couleurs étaient donc déjà présentes à l'avant de la course, en ne se découvrant un peu plus qu'au premier grimpeur toutefois (Km 7 tout de même !).
Le premier grimpeur est emporté par Patrice (photo ci-dessous) suivi de Loïc.

Quelques kilomètres plus loin, un premier coup de 4 hommes sort, avec les deux animateurs du jour. Très vite repris, Loïc contra directement, suivi comme son ombre de son compagnon d'échappée du jour, Zielinski (VCP Lorient)... Pour un périple de près de 110 Km !!!

"On a roulé très fort les premiers kilomètres. Avec le VCP et l'USG devant, les deux équipes qui étaient à mon avis les plus fortes sur le papier au départ, on a logiquement très vite pris de l'avance. Trop même ! Si Zielinski était là pour se montrer avant tout, pour passer chez les Floch', moi j'étais en mauvaise posture. En partant à deux, je ne pensais pas aller au bout, j'espérais juste qu'un contre rentre, mais l'avance était conséquente ! Il a fait le gros du travail les 50 premiers kilomètres, je ne passais que quand il me le demandait, sans jamais refuser un relais toutefois. Il me relayait sans que je le réclame. Piégé, je me suis alors dit qu'au pire, ça servirait au reste du groupe qui n'avait plus à rouler dans les contres. Et puis c'était tout de même sympa d'être à 2 devant !!!"
A l'arrière, aucun contre ne réussissait à s'organiser, le travail collectif de l'USG, organisé par l'expérimenté David (Bossard), était très efficace, au point que l'écart se stabilisait légèrement en dessous de la minute.
"Après le troisième grimpeur, un peu après la mi-course, j'ai commencé à y croire, même si c'était un peu fou. Le Lorientais était très costaud et moi je savais que j'étais capable de tenir sur le final très usant."
C'est pourtant à ce moment qu'un contre de 3 hommes revient en très peu de kilomètres à 20" des deux larrons.
"Quand ça c'est organisé derrière nous, Zielinski commençait à accélérer. Je lui ai dit de lever le pied, pour qu'on roule plus au train jusqu'au grimpeur de Pont-Réan. En bas on avait que 20". J'ai voulu monter à un bon rythme et faire la descente qui menait au circuit à fond. Après il n'y avait plus de questions à se poser. J'ai pris mes responsabilités !"
En haut de la célèbre bosse, 800 m à 12 %, les 2 animateurs du jour ont alors 40" d'avance, puis 1' au premier passage sur la ligne, 1'10" au second, 1'20" au troisième. La messe était dite ! La suite est limpide : après 110 Km d'échappée à 2 sous la pluie, les changements de rythmes violents sont difficiles à encaisser. Si la victoire s'est jouée sur un sprint très long dans la bosse de Guichen (lancé par le gacilien à 400 m), Loïc a tout de même tenté sa chance dans le dernier tour, sans succès... Mais la réussite était une nouvelle fois au rendez-vous pour le gacilien, toujours prêt à la provoquer...
Christophe (Gillet), 13ème, Vincent (Piedvache) 18ème et Matthieu (Moutel) 19ème ajoutent un peu de piment à cette performance gacilienne...
"Guichen c'est chez moi : j'y ai vécu mes 20 premières années. La maison de mes parents donne sur le circuit. Pourtant c'est seulement la 2ème fois où je m'entraîne vraiment pour y faire une performance. L'autre fois c'était ma 1ère année, je terminais dans les 10 et premier régional sous les couleurs de l'AC Goven. Gagner cette course c'est quand même terrible pour moi. Tous les ans avec les coureurs, dirigeants, et amis on mange chez mes parents après la course. Cette année le goût des crêpes avait une saveur particulière !"
Il paraîtrait même qu'il n'y aurait pas que les crêpes qui avaient cette saveur !

(Matthieu ; d'autres photos dans l'album "collector")
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